À L'ÉCOUTE

(TITRE PROVISOIRE)

Une lettre envoyée par un homme à la femme qu’il aime dans laquelle il lui explique les raisons qui le poussent à se séparer d’elle. De prime abord, une situation classique de rupture amoureuse qui serait banale si la lettre n’était pas devenue testament.
Quelques temps après, elle apprend qu’il s’est immolé par le feu dans la cours d’un lycée.

Face à la perte de sens et de repères que ressentent de plus en plus les jeunes occidentaux, et qui les conduisent parfois à commettre l’irréparable au nom d’une foi factice ou d’un but éphémère, ce spectacle suivra la quête d’une jeune femme qui cherche à comprendre pourquoi l’homme qu’elle aime s’est donné la mort de la façon la plus brutale et symbolique qui soit, par le feu, alors que le reste de son monde crie à l’attentat, poussé par une société dans laquelle règne désormais la peur.
Ce spectacle coup de poing, particulièrement adapté aux adolescents et aux jeunes adultes, questionnera le spectateur sur sa propre quête et l’interrogera sur la nécessité de l’engagement, et l’urgence de trouver son propre sens dans un monde qui semble en manquer cruellement, sans se laisser embarquer dans une foi qui n’est pas la sienne.

Créé à partir d’un concept scénique et numérique (projection de mapping vidéo sur structure en 3D), ce dispositif immergera l’acteur dans un all over d’images et de sons, reflets de la sur-abondance de virtuel dans nos sociétés, accentuant sa perte de repères et son impuissance face à l’irréparable.

Malgré la dureté de ses thématiques, Mon Amour est mort emmènera le spectateur, à travers le parcours du personnage principal, dans une véritable quête initiatique.



Texte et mise en scène : Maud Galet-Lalande

Lumière / Scénographie / vidéo : Nicolas Helle

Musique : Mélanie Gerber

Distribution : Maud Galet Lalande

Production : Cie Les Heures Paniques
Coproductions : Espace Grün - Cernay
Partenaires : Conseil département de la Moselle - Ville de Metz

"Il s'était embrasé. Son corps avait été dévoré par les flammes ; sa peau si souvent caressée, ses muscles tendus sous ses mains, ses os qui soutenait son corps tellement aimé, désiré, serré. Tout en lui avait pris feu."

L'Histoire

EXTRAITS

L'Histoire

À l'Écoute (titre provisoire) est un triptyque sur la thématique des échanges au téléphone. Initié avec le texte inédit La Démarche écrit par Maud Galet Lalande, lauréat de l'appel à fictions radiophoniques 2020 "Imaginer le monde de demain" lancé par France Culture, la SACD et le Théâtre de la Ville (Paris), qui sera diffusé en août 2020 sur les ondes de France Culture, il est également constitué du texte A l'Antenne (la campagne). Le 3e et dernier texte du projet est actuellement en cours d'élaboration.

 

La Démarche

"C'est un peu comme ces 94 fois par jour où vous ignorez l'appel d'un numéro inconnu parce que c'est sans aucun doute du démarchage publicitaire, sauf que cette fois, vous décrocheriez."

A l'Antenne (la campagne)

"Lorsque Éric Capalan dit "Rico", agriculteur à Terrange en Moselle, appelle Katia, présentatrice star de Coeur sur la Ville, "l’émission nocturne des insomniaques en peine d'amour, qui est là pour vous conseiller, en toute confidence", on se dit que la conversation va se résumer à quelque brève amoureuse et autres conseils de coeur, en direct à la radio.
Mais il se pourrait bien que l'appelant ait une toute autre idée en tête."


Texte : Maud Galet Lalande
Mise en scène : Maud Galet Lalande
Musique : Mélanie Gerber
Avec : Maud Galet Lalande et Hervé Urbani.
En cours.


Production : Compagnie Les Heures Paniques (Metz)

Coproduction : en cours.
Soutiens : France Culture, NEST centre dramatique national de Thionville, Ville de Metz, collectif Le Gueuloir.

"Je tiens à vous signaler que dans le cadre de notre démarche qualité, cette conversation est susceptible d’être enregistrée."

"La Fête de la Tourte au lard, ça permet à Jean-David Topazzi qui fait de la brebis, de faire son plus gros chiffre d’affaire de l’année."

EXTRAITS

La Démarche

 

 

La voix : "Bonjour Monsieur Calembri, je me —

 

L’interlocuteur : — brin.

 

La voix : Pardon ?

 

L’interlocuteur : Calembrin.

 

La voix : Bonjour Monsieur Calembrin, je me présente, je suis Madame Allibert pour la société Galop-Sport, je me permets de vous contacter dans le cadre de la campagne mise en place par notre société, pionnière depuis neuf ans dans le domaine du sport en salle. En effet, Galop-Sport souhaite réaliser un grand sondage auprès de nos clients et — nous l’espérons, de nos futurs adhérents, afin de connaître leurs habitudes sportives dans le but de réaliser un profil personnalisé qui leur permettra — et quand je dis « leur », je parle de vous, Monsieur Calembrin — de suivre un programme parfaitement adapté dans l’une de nos trois-cent douze salles Galop-Sport présentes sur le territoire. Cette enquête ne vous prendra que quelques minutes, je vous remercie par avance de bien vouloir m’accorder —

 

"L’interlocuteur : Vous êtes une vraie personne ?"

[...]

L’interlocuteur : "Vous avez remarqué ? 

 

La voix : Quoi donc ?

 

L’interlocuteur : Je ne vous ai pas reprise. Monsieur Calembri, ça commence à me plaire. On dirait un mix de deux fromages. 

 

La voix : Un double cheese.

 

L’interlocuteur : Un double cheese ! Excellent. Vous avez de l’humour.

 

La voix : Merci Monsieur Calembrin.

 

L’interlocuteur : — bri.

 

La voix : Hein ?

 

L’interlocuteur : Je plaisantais."
 


[...]

 

L’interlocuteur : "Posez-moi vos questions, je suis tout ouï.

 

La voix : C’est la dernière, Monsieur Calembrin.

 

L’interlocuteur : Ça veut dire que nous allons raccrocher ensuite ?

 

La voix : Je le crains.

 

L’interlocuteur : Vous allez me manquer.

 

La voix : Vous êtes sympathique.

 

L’interlocuteur : Vous avez le droit, de me dire ça ?

 

La voix : Oui. C’est même encouragé. Nous devons flatter nos interlocuteurs pour qu’ils se sentent valorisés, et créer ainsi un climat de confiance et de convivialité.

 

L’interlocuteur : Ah. Donc votre compliment n’était pas honnête.

 

La voix : Il l’était, Monsieur Calembrin.

 

L’interlocuteur : Vous le jurez sur la tête de votre mère ?

 

La voix : Oui.

 

L’interlocuteur : Alors je suis content. Allez-y. Posez-moi votre dernière question."


 

A l'Antenne (la campagne)

Lui : "Je suis à l’antenne, là ?

 

Elle : Tout à fait ! En direct de notre émission Coeur sur la Ville, l’émission nocturne des insomniaques en peine d’amour, qui est là pour vous conseiller, en toute confidence… À retrouver tous les jours sur notre antenne de 23h à 2h du matin.

 

Lui : C’est à dire qu’au moment où je vous parle, les auditeurs m’écoutent ?

Elle : C’est le principe d’une émission en direct, oui.

 

Lui : Combien ?

 

Elle : Pardon ?

Lui : Combien d’auditeurs qui m’écoutent ?

Elle : Je ne sais pas exactement, Rico, je dirai entre 100 et 200 000.

 

 

Un temps.

 

 

Elle : Vous êtes toujours là ?

Lui : Ça fait beaucoup, quand-même. C’est intimidant.

 

Elle : Rico, Vous nous avez appelés, nous allons vous répondre. Car Coeur sur la Ville, l’émission des insomniaques en peine d’amour, est là pour vous conseiller, en toute confidence. Quel est votre problème, Rico ?

 

Lui : Katia, je voulais tout d’abord vous dire que je vous apprécie beaucoup. J’écoute votre émission tous les vendredis soir et j’aime bien comment vous écoutez les gens. C’est ça : je vous trouve à l’écoute."

[...]

Elle : "Et donc votre ami pauvre craint de ne pouvoir plaire à sa belle… 

 

Lui : Voilà.
(Rectifiant :) … Heu. Je n’ai pas dit qu’il était pauvre.

 

Elle : Il est pourtant agriculteur.

 

Lui : Tous les agriculteurs ne sont pas pauvres !

 

Elle : Bien sûr. Comme tous les socialistes ne sont pas fourbes."

 

[...]

"Lui : Et vous, vous êtes infantilisante. Vous m’infantilisez. Depuis le début de notre conversation, vous me parlez comme si j’avais 4 ans. Pourquoi ? Parce que j’ai moins de valeur ajoutée qu’un graphiste du Val de Marne ou qu’un sociologue de Levallois avec des lunettes carrées ? Ah, je vous la coupe ! J’ai dit « Val de Marne » et « Levallois », vous pensiez que pour moi, Paris c’était juste les porte-clés Tour Eiffel et les embouteillages sur le périph ? 

 

Elle : Je n’ai pas dit ça, Rico. Les Provinciaux connaissent aussi le Sacré-Coeur et le Paris Saint-Germain.

 

Lui : Et vous ? Vous connaissez Metz ?

 

Elle : Bien-sûr".

 

 

Un temps.

 

Compagnie Les Heures Paniques / Association loi 1908 / Metz

Compagnie conventionnée avec la région Grand Est et la Ville de Metz

N° SIRET : 532 058 484 00017 / Code APE: 9001Z Arts du spectacle vivant / Licence d’entrepreneur de spectacles : 2-1064966